Comment ne presque rien payer sur vos gains en bourse

 

 

Je vous souhaite la bienvenue en 2019. Que cette année vous apporte santé et prospérité, à vous et à tous vos proches.

Pour commencer du bon pied, je vous propose de clarifier quelque chose qui ne semble pas toujours bien compris par les lecteurs.

Beaucoup craignent qu’il soit impossible de gagner en bourse sans se faire taxer à fond.

C’est pourtant faux !

C’est un fait, la France est un des pays les plus taxés au monde. [1]

Il existe pourtant une manière de ne pas payer d’impôts, ou presque, même si vos gains sont faramineux.

C’est un mécanisme mal compris, car sa complexité est trop grande, selon la grande tradition française de la bureaucratie.

Cependant, une fois qu’on a saisi ses grands principes, la mise en pratique est très simple.

Le Plan Epargne Action, plus connu sous le nom de PEA, est un compte-titre qui vous défiscalise en grande partie.

 

 

Ouvrir un PEA est facile

 

En tout cas, ce n’est pas plus compliqué que d’ouvrir un compte bancaire normal. Il suffit de trouver un courtier en ligne, de remplir un formulaire et c’est parti pour investir !

Le PEA est une invention du gouvernement français qui a pour but d’encourager les français à investir. Cela ressemble à un compte-titre normal sauf que les règles de fiscalité sont bien plus avantageuses.

Voici comment cela fonctionne : si vous gardez votre PEA ouvert pendant plus de 5 ans (nous recommandons justement d’investir à long terme !), alors vous bénéficiez d’une exonération totale de l’impôt sur le revenu.

Seuls les prélèvements sociaux (CSG) sont dus. Actuellement, cela veut dire que vous paierez seulement 17,2 % de CSG sur vos plus-values.

Si vous voulez mon avis, c’est déjà trop. Mais enfin, on fait avec ce qu’on a.

Pour alimenter votre PEA en euros, il suffit d’y faire un versement bancaire.

 

Des économies d’impôts importantes

 

Bien-sûr, il y a une limite au montant que vous pouvez verser sur votre PEA. Après tout, les millionnaires n’ont pas besoin d’être défiscalisés autant que les autres. La limite est cependant très généreuse. Votre PEA peut être alimenté à hauteur de 150 000 € !

Et si vous avez un conjoint, ce dernier peut également en ouvrir un. Cela veut dire qu’un foyer peut se protéger de l’impôt jusqu’à hauteur de 300 000 €.

Notez en plus que vos dividendes et plus-values, ne sont pas compris dans ces montants. Nous parlons bien de 150 000 de versements sur votre PEA. Autant dire que vous avez de quoi faire avant de vous poser la question des impôts.

Sachez encore, que le PEA fonctionne comme un outil d’épargne. Si vous retirez de l’argent de ce dernier, cela fermera automatiquement et entièrement le PEA. Attention, si cela est fait avant 5 ans, cela peut vous faire encourir une imposition sur le revenu de vos plus-values.

Je vous recommande donc chaudement d’utiliser le PEA pour investir sur le long terme, ce qui est de tout façon une pratique saine.

Au final, la seule contrainte vraiment gênante du PEA est que vous devez investir dans des actions européennes.

Mais ses avantages fiscaux sont tellement énormes que c’est finalement peu cher payé.

Tout résident français a avantage à en bénéficier, même s’il souhaite aussi investir aux Etats-Unis ou ailleurs, il gardera une part de son portefeuille en Europe tant le bonus est important.

 

3 astuces pour contourner les limites du PEA

 

Astuce 1 :
Les dépôts sur un PEA ne sont pas obligatoires. Vous pouvez donc en ouvrir un dès maintenant en vue de le faire vieillir avant même d’avoir commencé à investir. Agissez maintenant !

Astuce 2 :
Vous pouvez vous protégez encore plus contre le fisc ! En plus de votre PEA, vous pouvez ouvrir un PEA-PME. Grâce à lui, vous pouvez acheter des actions dans des petites entreprises européennes. Le PEA-PME peut être alimenté à hauteur de 75 000 €. Cela augmente donc le plafond total de défiscalisation à 450 000 € par foyer. Avouez qu’il y a de quoi voir venir avant de s’inquiéter des impôts.

Astuce 3 :
Il est en fait même possible d’investir dans des actions d’entreprises américaines ou asiatiques à travers des ETF proposés par des sociétés de gestion basées dans l’Union Européenne, sous réserve que l’actif de ces fonds soit constitué d’au moins 75 % de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à un impôt équivalent dont le siège social est situé dans l’Union Européenne. En règle générale, vous saurez si un ETF est compatible avec le PEA en vous renseignant directement sur le site web de son émetteur.

Le PEA vous offre un mécanisme idéal pour investir en « bon père de famille », sur le long terme.

Ca tombe bien car c’est aussi une excellente approche pour devenir riche.