La portée de la 6G sera-t-elle le prochain défi technologique ?

Le défi de la portée de la 6G

Cher lecteur,

Commençons par une question sur l’avenir des réseaux de sixième génération :

Bonsoir, Jeff. Bien que la 6G puisse être la progression logique de la 5G, je ne la vois pas comme une alternative pratique avec une portée de seulement 150 mètres.

À mon avis, il faut trouver une solution alternative aux stations de base. Par exemple, un réseau de drones volant à basse altitude. Mais il faudrait qu’ils soient alimentés à l’aide de recharge sans fil à partir de ces stations. Le prochain défi technologique ?

 – Alan H.

Bonjour, Alan, et merci de m’avoir écrit.

Pour resituer pour les autres lecteurs, j’ai récemment écrit sur la technologie sans fil de sixième génération (6G). Bien que la prochaine génération de nos réseaux paraisse encore lointaine, je m’assure toujours d’étudier la technologie bien à l’avance – avant même que les autres analystes ne soient conscients de l’opportunité.

Cela me permet d’être profondément ancré dans la technologie, de comprendre le paysage concurrentiel et, bien sûr, de savoir quelles entreprises présentent les meilleures opportunités d’investissement. C’est un élément clé qui me permet de maintenir mes abonnés à l’avant-garde.

Des gains extraordinaires sur les actions 5G

Et c’est ainsi que nous avons réalisé des gains de 63 %, 85 % et 125 % sur les actions 5G dans notre portefeuille Profits Technologiques et de 89 %, 187 % et 228 % dans notre portefeuille Millionnaire High-Tech. (Si des lecteurs souhaitent connaitre les positions de mon portefeuille en ce moment, rendez-vous ici pour les détails).

Dans mes recherches sur la 6G, l’un des principaux points de discussion concerne les fréquences auxquelles elle fonctionnera – à savoir les fréquences térahertz.

La 6G déployée sur des fréquences térahertz sera encore plus rapide que la 5G. Nous pouvons nous attendre à des vitesses de réseau 6G d’au moins 10 gigabits par seconde (Gbps). C’est au moins 10 fois plus rapide que les vitesses auxquelles j’ai testé la 5G dans tout le pays sur les bandes de fréquences Ondemm (mmWavem, en anglais).

Et pour y parvenir, un réseau à ces niveaux de fréquence nécessitera encore plus de stations de base que la 5G.

Plus rapide mais avec une portée plus courte

Avec la 5G, les stations de base ont tendance à fournir une couverture haute performance avec un rayon d’environ 200-300 mètres. Avec la 6G fonctionnant à des fréquences sub-terahertz et térahertz, les stations de base auront probablement une portée haute performance de 100-150 mètres.

Cela signifie que nous aurons besoin d’au moins deux fois plus de stations de base que la 5G pour couvrir la même zone géographique avec la 6G.

Quant à votre question, Alan, je suis d’accord qu’il est assez difficile d’imaginer doubler le nombre de stations de base 5G, qui seront déjà environ cinq à dix fois plus nombreuses que les stations de base 4G.

Pourtant, il y a dix ans, certains pensaient que l’architecture à petites cellules (small cell) ne serait pas possible pour la 5G.

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Xavier Roederer
Xavier Roederer
2 années il y a

Juste un détail : quand le rayon utile des stations est divisé par deux, comme dans le passage de 5G à 6G, le nombre de stations nécessaires pour couvrir une surface donnée est multiplié par 4 et non par 2.

Cordialement ,

Yves
Yves
2 années il y a

Il me parait un peu fou de s’enthousiasmer pour de telles technologies quand il y a tant de problèmes sociétaux et environnementaux à résoudre pour éviter que bien des humains en souffrance ressentent le besoin de se révolter contre le sort auquel ils sont abandonnés pendant que les autres partent dans des rêves futuristes.
Il me parait bien moins fou d’envisager que ces technologies soient prioritairement utlisées pour résoudre la souffrance de ces populations et construire les sociétés humaines susceptibles d’intégrer tout le monde avec autant de chances de se réaliser et s’épanouir ; de faire en sorte que nous ne leguions pas un monde quasi invivable en dehors des cités humaines à nos futures générations, créant une dépendance totale aux maux laissés par nos générations passées et la notre ; que la mise en oeuvre de ces technologies soient dès leur naissance présentée comme ayant ce(s) but(s).
Les scientifiques se sont rendu compte que les générations qui les ont précédés avaient grandement détruit les éléments ayant permis à ces prédécesseurs d’établir les connaissances dont ils ont héritées ; ils s’ingénient maintenant à découvrir et employer des techniques d’exploration conservant autant que possible les sources de leurs raisonnements et théories afin que les générations prochaines, étudiant à l’aide de techniques plus sophistiquées puissent étudier ces mêmes sources. Tous les chercheurs de toutes les disciplines scientifiques sont d’accord pour exprimer que la priorité pour les actions humaines doivent être la mise en œuvre d’organisations humaines épanouissantes pour tous afin de limiter les folies destructrices léguées par les guerres, les famines, les pandémies, les dictatures, mais également les drames familiaux, les crimes, les viols…
Les buts des progrès dans toutes les dimensions doivent-ils être de se protéger des méfaits de la façon dont les humains se sont gérés jusqu’à présent, engrammés dans l’inconscient collectif ? Ou doivent-ils être de permettre un accès à la joie de vivre de la quasi totalité d’entre nous afin qui que ce soit ne nourrisse pas de rancoeur contre les congénères et des désirs de destruction de soi, de l’autre, des collectifs, des réalisations, etc.?
Le développement des moyens de pouvoirs, technologiques ou autres, doit s’accompagner de celui de maitriser ce que l’instinct pourrait nous inspirer de néfaste dans l’espace et le temps, collectivement et individuellement… Je pense.

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