les marchés sont-ils trop chers

Les marchés sont-ils trop chers ?

N’essayez pas de timer le marché !

Je sais que je radote, mais on ne le dira jamais assez.

J’en veux pour preuve que j’ai reçu encore très récemment un email énervé d’un lecteur qui me prédisait l’apocalypse financière pour la semaine prochaine.

Son argument se basait sur le fait que cela faisait longtemps que nous n’avions plus eu de crise.

Solide.

Mais il a peut-être raison…

Regardons un peu les faits.

Un des moyens de mesurer le risque de correction importante d’une valeur est d’observer sa valorisation.

La valorisation (on dit aussi capitalisation boursière), c’est ce que les investisseurs sont prêts à payer à un moment T pour l’ensemble des actions d’une entreprise.

Pour connaître la valorisation d’une entreprise, il suffit de multiplier son cours actuel par le nombre de ses actions existantes.



Par exemple, si je vais sur le site tradingview.com et que je cherche l’action Apple (Ticker : APPL), je vois en jaune sa capitalisation autour de 886 milliards de dollars.

Mais, en fait, sans le contexte, cela ne nous apprend pas grand-chose.

Ce qui est important, c’est de regarder si ce prix très élevé de Apple, 886 milliards, correspond à un bénéfice important de la part de l’entreprise.

Est-ce qu’il vaut vraiment la peine d’acheter Apple si cher par rapport à ce que l’entreprise va nous rapporter par la suite, à nous investisseurs ?

Pour le dire plus simplement, avant de décider si vous voulez acheter un business, vous voulez vous assurer que ses résultats actuels sont en rapport avec le prix que vous allez payer.

C’est le price-earning ratio (PER, ou P/E), en vert, qui va nous donner cette information.

Il se calcule en divisant la capitalisation par le bénéfice.

En effet, ce n’est pas la même chose de payer cher un business qui dégage peu d’argent qu’un autre qui en génère des tonnes !

Plus l’entreprise gagne d’argent, plus elle pourra investir dans de nouveaux projets, verser des dividendes, etc.

Mais rappelez-vous notre question de base : Le marché est-il trop valorisé ?

Pour le savoir il ne faut pas prendre le P/E d’une seule action, comme Apple, mais bien d’un ensemble d’actions.

Cela nous permet d’obtenir un P/E moyen et ainsi avoir une estimation de la valorisation totale du marché par rapport à sa véritable performance.

Le P/E est donc utilisé par les investisseurs pour savoir si le marché est cher.

Plus le marché est cher, plus les chances d’une correction importante existent.

La bulle financière

En fait, historiquement, il y a toujours un moment où les investisseurs deviennent trop optimistes et achètent trop cher comparé aux performances réelles des entreprises.

C’est ce qu’on appelle une bulle.

Ce moment est-il arrivé ?

La réponse est probablement non.

Il est vrai que les P/E sont hauts, surtout aux États-Unis.

Le marché américain navigue en moyenne autour d’un P/E de 15.

Or, il est monté à 20 lors de son pic de janvier dernier.

Cela faisait justement près de 20 ans qu’il n’avait pas été si valorisé.

Même s’il est redescendu autour de 17 depuis la correction, cela reste élevé par rapport à sa moyenne historique.

On pourrait en conclure que le marché est en passe de corriger encore plus fortement.

C’est possible, mais il y a un autre aspect de l’histoire à prendre en compte.

Considérer les bénéfices de l’année précédente par rapport à la capitalisation est utile.

Mais cela ne donne pas un tableau complet de la situation.

Entreprises trop valorisées

Que se passe-il si ces mêmes entreprises que nous considérons comme trop valorisées au regard de leur P/E augmentent très fortement leurs bénéfices cette année, et les années d’après ?

La réponse est simple. Les bénéfices croissants viendront justifier le prix élevé actuel.

Et justement, la saison des annonces de résultats du premier trimestre arrive et elle est prometteuse.

On attend une croissance des bénéfices de 10 % ou plus.

C’est notamment dû aux réductions fiscales décidées par l’administration Trump mais aussi à la vivacité actuelle de l’économie américaine.

Et figurez-vous que si on prend en compte ces perspectives de croissance des bénéfices, le prix des actions paraît tout de suite moins exagéré.

Une des mesures pour prendre en compte la croissance attendue est le Price to Earning to Growth Ratio (PEG).

En moyenne, il se situe autour de 1,3.

Avec la correction de février, il est tombé à 1,2 soit un niveau bas plus atteint depuis 2012 !

Conclusion : Objectivement, tous les compteurs ne sont pas au rouge pour une correction massive.

Il y a des raisons d’être optimiste et de penser que le bull market peut encore durer quelques mois ou années.

Rappelons-nous néanmoins que rien n’est jamais sûr.

Si je reste optimiste, je garde quelques dollars de côté (5-10 % de mon capital) pour avoir la capacité d’acheter un peu plus en cas de grosse tempête.

La saison des résultats qui arrive va déterminer beaucoup de choses.

Si elle est très positive, nous pourrions voire une nouvelle phase haussière démarrer.

C’est maintenant qu’il faut être positionné pour prendre cette tendance avant qu’elle ne débute.

Si vous êtes toujours trop liquide, vous risquez de rater des gains de 10 % ou 20 % qui pourraient arriver très vite.

C’est donc le moment de sauter le pas et d’acquérir des entreprises solides qui vont vous enrichir à court terme, mais aussi et surtout dans les années qui viennent.

C’est pour ça que Le Cercle des Investisseurs a été conçu.

Alors ne perdez plus de temps et saisissez votre chance.

Recevoir, chaque mois, deux opportunités boursières

Sources : https://www.marketwatch.com/story/stock-valuations-are-at-multiyear-highs-and-multiyear-lows-2018-04-13

Date : 17 avril 2018

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