lecteur énervé

Une lettre d’un lecteur énervé

La lettre du lecteur énervé est-elle justifiée ?

Je suis parfois étonné de ce que me disent mes lecteurs.

L’autre jour, j’en ai un qui m’a écrit tout énervé.

Juché sur ses grands chevaux, le voilà qui se plaint que je ne prédis pas le futur.

Il trouve que je ne me mouille pas assez et que je devrais dire si la baisse de début octobre va continuer.

« Excusez-moi, monsieur, j’ai perdu ma boule de cristal ! »

La première chose à faire est de le renvoyer l’article qui parle de l’investissement à long terme.

Prédire la direction des marchés au jour le jour est extrêmement risqué.

La seconde est de lui dire que je suis une personne qui aime la nuance.

Je me refuse à jouer le catastrophiste qui prédit un crash tous les matins ou le perma-bull qui recommande Facebook et Netflix à longueur d’année.

La troisième chose que j’aimerais dire à ce lecteur, c’est que j’ai bien donné des éléments précis et concrets dans cet article.

C’est juste qu’il ne regarde pas au bon endroit.

Il ne l’a pas remarqué car je n’ai pas écrit « Faites-ci » ou « Faites-ça ! ».

Mais l’investissement n’est pas un manuel d’instruction de montage Ikea…

 

Votre stratégie d’investissement dépend par définition de votre situation personnelle

 

Par exemple, je ne devrais pas recommander la même chose à un retraité fortuné ou à un jeune qui se lance tout juste dans la vie active.

Je ne connais pas l’état de vos finances, ni celui de votre compte en banque, pas plus que vos revenus.

Je ne connais pas non plus votre degré d’aversion au risque ou votre horizon d’investissement.

Pour cette raison je ne peux donc que partager ma propre stratégie, ce que je fais personnellement afin d’illustrer mon propos.

Voici ce que j’écrivais il y a un mois :

« Ne vous y trompez pas, j’ai encore un peu de Apple et il m’est arrivé d’avoir du Facebook dans mon portefeuille.

Mais je ne mettrais plus la majorité de mon capital dans ce genre de valeurs comme j’ai pu le faire en 2014 ou en 2015.

Je pense que les valeurs du luxe françaises et les FAANG américaines sont l’équivalent des actions bancaires de 2008.

Ce sont elles qui souffriront le plus en cas de gros crash. »

Dans ce passage, je vous dis que je ne sais pas si le marché va monter ou descendre à court terme.

En revanche, vu les valorisations élevées des actions du luxe françaises et de la tech américaine, qui sont les top performers de 2018, je m’en écarte pour privilégier d’autres secteurs.

Ce sont des actions à fort potentiel, certes, mais aussi à risque.

C’est un discours clair et précis, mais avec de la nuance.

Conclusion : J’étais plutôt vendeur sur Amazon et acheteur sur McDo et Coca.

La mauvaise question du lecteur énervé

En fait, notre lecteur énervé pose la mauvaise question.

Il demande : « Alors ça monte ou ça descend ?»

« Je vends ou j’achète ? »

Alors que la bonne question serait plutôt la suivante : « Comment est-ce que je fais pour être bien positionné quoi qu’il arrive ? »

 

J’ai vendu mes techs pour acheter des défensives

Je vous l’ai dit, j’ai vendu mes actions technologiques tout l’été.

iRobot, Apple, Twitter, Facebook, etc.

Je ne savais pas si quelque chose allait vraiment arriver.

Mais j’ai voulu jouer la sécurité et protéger les gains effectués ces derniers mois, quitte à moins gagner si le marché continuait à grimper.

C’est une décision personnelle et vous auriez peut-être fait autre chose à ma place.

Toujours est-il que lorsque les cours se sont mis à dévisser au mois d’octobre, j’étais couvert car j’avais désormais beaucoup d’actions défensives.

Grâce à ces dernières, mon compte a moins souffert que si j’avais gardé tout mon portefeuille dans des actions de croissance.

Le graphique suivant illustre cette logique de façon très claire.

Le Nasdaq (en rouge), qui est un indice qui réplique surtout des actions de croissance, a perdu plus de 11 % en octobre alors que le Dow Jones (en bleu), qui regroupe les actions plus défensives, a chuté de seulement 6 %. Durant l’été, mes investissements sont tout simplement passés de la courbe rouge à la courbe bleue.

 

J’ai vendu l’un pour acheter l’autre.

Et maintenant, au fur et à mesure que ce bear market avance, je reviens petit-à-petit dans les techs à un meilleur prix (donc de bleu à rouge).

Concrètement, j’ai par exemple acheté du II-VI le 10 octobre.

Je précise encore que j’ai bien une partie de mon portefeuille en cash car nous sommes plutôt en fin de cycle.

Pour autant, je ne vends pas mes actions en masse.

En étant trop liquide, on prend toujours le risque de rater le train en cas de hausse rapide des marchés.

Pendant tout ce temps, j’étais donc investi dans les actions et je compte bien continuer.

Je me contente de mouvements de rotations et d’avoir suffisamment de cash pour investir lors des baisses.

Voici ce que j’ai envie de dire à mon lecteur grognon :

« Anticipez plusieurs scénarios et investissez de manière à être confortable quoi qu’il arrive »

 

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Date : 06 novembre 2018

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