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avril 3, 2021
Clément Bourdy

Nous sommes en guerre économique

Nous sommes en guerre économique. J'insiste sur la patience. En période de crise, ne pas paniquer, c’est ne pas acheter trop vite. Ni trop tard.
avril 3, 2021
Clément Bourdy
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Nous sommes en guerre économique

Cher investisseur, cher futur investisseur,

Dans mes derniers posts, j’ai insisté sur la patience.

Celle dont nous devons faire preuve pour réussir notre retour sur les marchés… au meilleur moment.

En période de crise, ne pas paniquer, c’est aussi ne pas acheter trop vite. Ni trop tard.

guerre economique 3

Rater le train, c’est le pire cauchemar des investisseurs

Alors on achète.

On se dit qu’on ne prend aucun risque : “si les cours baissent, je renforcerais. Et s’ils baissent encore ce n’est pas grave, de toute façon je suis long terme...”

On peut éviter ça

Car voyez-vous, il m’est arrivé des dizaines de fois d’acheter trop vite. Et avec ces échecs, une chose n’a pas manqué de revenir à chaque fois : la patience dont je n’avais pas fait preuve.

Je vous propose de cultiver la sérénité aujourd’hui, et de faire un tour d’horizon de la situation économique.

C’est parti.

Après une lourde chute, votre sensibilité est décuplée

Vous êtes aux aguets, les oreilles tendues. Chaque bruissement vous alerte. Vous frémissez, prêts à foncer. Mais quelle direction prendre lorsque les signaux sont contradictoires ?

D’un côté, il y a une crise sanitaire qui perdure. De l’autre, ils achètent.

“Ils”, ce sont ces patrons et présidents d’entreprise

Depuis quelques temps, ils amassent les actions de leur propre boîte. En France, mais aussi outre atlantique.

Suivre ces éminents dirigeants, même si c’est tentant, n’est pas raison.

guerre economique

Ils achètent en masse : et alors ?

Nous sommes en guerre économique.

Il ne faut pas se précipiter pour deux raisons.

La première, c’est qu’une crise boursière de cette ampleur a inévitablement des conséquences

Warren Buffet le disait : « c’est lorsque la mer se retire que l’on voit ceux qui se baignent nus ».

Cette citation n’a jamais été aussi bien portée par l’actualité.

À ce stade, chaque jour qui passe dans le rouge, chaque pourcentage grignoté vers le bas... est un risque de découvrir les premières victimes collatérales de ce krach.

Ce seront peut-être ces banques, rattachées à des fonds d’investissement aux expositions inconsidérées (rappelez-vous, certains imaginaient que le marché ne pouvait pas baisser).

Le fond H2O Asset Management a perdu 30% rien que sur la première journée noire, le lundi 9 mars 2020, mettant la banque Natixis dans une position périlleuse.

Il y aura aussi les victimes directes de la crise sanitaire

“Lorsque les gros maigrissent, les petits meurent” dit le proverbe.

Les entreprises qui connaissaient déjà des difficultés sont les premières à tomber.

En Italie, Alitalia pourrait être nationalisée. En Angleterre, c’est l’entreprise Laura Ashley qui a déclaré sa faillite. Et la liste s’allongera.

Pour stabiliser le marché financier et éviter la déchirure fatale du tissu économique, banques centrales et gouvernements s’empressent de déployer les parachutes.

Mais il est bien là le problème. Ce qui m’amène à la deuxième raison.

Bien moins d’outils et de marge de manoeuvre qu’en 2008

Nous avons bien moins d’outils et de marge de manœuvre qu’en 2008 pour affronter cette nouvelle crise.

Car au fond, on le sait. Et c’est aussi pourquoi les marchés se sont effondrés.

D’un côté, la banque centrale américaine, la Fed, a déjà abaissé ses taux directeurs à zéro, un niveau seulement atteint au bout de la grande récession de 2008/2009.

De l’autre, les états ont certainement un rôle plus important à jouer pour amortir le choc économique, mais eux aussi ont les mains liées par le niveau de leur dette souveraine.

Il n’est pas impossible que le Coronavirus ait remis sur le devant de la scène la crise de la dette, oubliée depuis 2011

Le cercle vicieux est maintenant enclenché : les gouvernements dépensent plus pour soutenir l’économie face au virus. Ce qui gonflent des dettes déjà explosives.

Au même moment, la panique sur les marchés financiers durcit les conditions de financement des états sur le marché obligataire. Qui doivent dépenser davantage pour s’endetter.

Alors, jusqu’où les dettes seront-elles soutenables ?

Là n’est pas la question pour le moment.

Les autorités financières ont beaucoup d’imagination et d’inventivité

De nouveaux outils seront sans doute utilisés pour traverser cette période. Quoiqu’il en coûte.

J’en reviens au début de mon message.

Ils ne savent rien de plus que nous

Oui, les PDG connaissent leur boîte mieux que quiconque. En revanche, la prédiction économique est un exercice complexe.

Ils ne peuvent s’en substituer. Ils ne savent pas plus que vous. Ils n’ont pas de boule de cristal.

Sur notre tableau de bord, c’est bien le rouge qui domine pour le moment.

Le seul voyant vert est celui de la patience

Et tant que les interrogations seront plus nombreuses que les réponses, il faudra attendre. Bien sûr à plus long terme, président de Renault ou pas, nous sommes d’accord, tout le monde sera gagnant.

Ce n’est qu’une question de temps et de timing.

Mais justement, le bon timing fait la différence pour que, demain, vous soyez gagnant un peu plus que les autres.

A très bientôt

Envie d'en savoir plus sur les différentes crises boursières 

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