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avril 2, 2021
Clément Bourdy

Sur les marchés en ce moment : 2 langages de la panique

Les 2 langages de la panique : entre viral et technologie. Dès que la situation sanitaire inquiète, c’est le même scénario qui se reproduit.
avril 2, 2021
Clément Bourdy
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Sur les marchés en ce moment : 2 langages de la panique

Chers investisseurs, chers futurs investisseurs,

En ce moment sur le marché… c’est tout ou rien.

C’est tout lorsque les signaux vont dans le sens d’un rebond économique. C’est tout aussi lorsqu'on progresse dans la recherche d’un vaccin.

C’est rien lorsque la crise sanitaire refait surface.

En réalité, lorsqu’on est du côté du rien, il y a deux langages à distinguer. Les deux langages de la panique

Complètement 2020.

2 langages de la panique 3

Le premier langage est viral

On commence à être rôdé depuis le grand krach de mars 2020. Dès que la situation sanitaire inquiète, c’est le même scénario, dans ses mécanismes les plus infimes, qui se reproduit.

D’un côté, c’est le grand massacre sur les valeurs cycliques touchées de plein fouet par le freinage économique. L’immobilier commercial avec Unibail ou Klépierre. L’aéronautique avec Airbus, Airfrance ou Latécoère.

Ces valeurs n’ont presque connu aucun répit. Leurs cours de bourse retracent ou enfoncent pour la majorité les points bas touchés en mars 2020.

De l’autre côté, c’est la grande ruée vers l’or

Les investisseurs se précipitent vers les valeurs qui offrent encore une protection. Ce sont des valeurs qui prospèrent (ou qui sont considérées comme pouvant prospérer) au cours de cette crise pas comme les autres.

Leur cours est poussé au-delà de toute limite. Dans la stratosphère de la valorisation boursière, à des niveaux de capitalisations inimaginables. Je les cite à nouveau : Apple, Microsoft, Facebook, Tesla... America first.

Le secteur de la tech’, et celui de la biotech’ aussi (dans une moindre mesure).

Un marché sélectif qui fait le grand écart. Un écart qui se creuse encore et toujours.

Tension.

2 langages de la panique

Une preuve de plus (s’il en fallait une) que le marché est une boucle fermée actuellement

Boucle fermée dans laquelle les capitaux sont coincés.

Les investisseurs ne veulent pas embarquer leurs capitaux sur le radeau d’une longue traversée en mer de “zéro intérêts”, où l’épargne ne rapporte rien. Ce langage là, on l’a entendu il y a peu. Le langage du virus.

Il est toujours aussi inaudible et incompréhensible et c’est le même depuis avril 2020.

Ce langage, on pourrait encore le parler quelques temps avec la crise sanitaire qui plane encore et toujours.

2 langages de la panique

Le deuxième langage est technologique

Le deuxième langage de la panique est le fruit du premier. Il n’est pas forcément plus audible ni compréhensible. C’est celui dont je vous ai parlé dans mes derniers posts.

Le langage des investisseurs de la bulle tech’. Une bulle qu’ils ont bâti au fil des ans, en accélérant avec le COVID-19. Et qui consiste désormais à rapidement paniquer si la bulle commence à montrer des signes de gonflement.

Pourquoi ? Pour les raisons que j’ai dévoilées précédemment.

Les valeurs tech’ sont énormes, elles pèsent des milliards et influencent les indices à elles seules.

Elles font le marché.

C’est le principe même d’atomicité qui est brisé

L’atomicité en finance consiste à dire qu’un intervenant sur le marché n’est pas assez gros pour influencer lui-même le marché de par sa taille.

Chaque intervenant n’est pas plus gros qu’un atome. Ce principe est vital : le marché fonctionne parfaitement avec lui.

En économie, on dit qu’il est en concurrence pure et parfaite.

Mais avec une valeur comme Apple qui pèse 12 % du Nasdaq à elle seule… ce n’est plus un atome, et le marché disjoncte.

Lorsque la bulle se dégonfle, c’est donc le deuxième langage de la panique.

On l’a parlé il n’y a pas si longtemps que ça non plus. Le 8 septembre dernier.

Le CAC 40 s’enfonçait dans le rouge (-1,59 %).

Le même jour, Tesla perdait 21 %.

Les deux langages peuvent-ils se mélanger ?

C’est une question qu’on peut se poser. Si c’est le cas, tout s’effondre, sans exception. De la même manière qu’en mars 2020.

Un dialecte qui nous a conduit au krach le plus rapide et le plus profond de l’histoire.

Personnellement je n’y crois pas.

J’ai évoqué les facteurs qui peuvent nous sauver (l’action des États et le “zéro” alternative - il n’y a pas meilleur placement que la bourse).

En revanche, je pense qu’on va encore se faire secouer au rythme des deux jargons que je viens d’évoquer.

Pourquoi je vous parle de ça

Pour les opérations à venir. Je pense qu’il faut bien comprendre les manœuvres du marché lorsqu’on s’essaye aux produits dérivés.

Naturellement, je vous en reparlerai… Mais pas dans un langage de panique. Dans quelque chose de beaucoup plus compréhensible.

À très vite

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