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2021 année de la crise ?

2021 année de la crise ? La réponse n'est pas manichéenne, ce serait trop simple. Mais dans tous les cas : année du paradoxe et année qui appelle à la prudence. Des pistes de réponse et une conclusion par Clément Bourdy, L'Investisseur de crise.
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2021 année de la crise ?

2021 année de la crise ? Année du krach boursier ? La question qui est sur toutes les lèvres. Une question à laquelle je vais proposer des réponses aujourd'hui.

Le paradoxe de l'année 2021

Il y a beaucoup d’éléments qui laissent croire que les marchés boursiers pourraient baisser avec l’amélioration sur le plan économique.

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C’est totalement contradictoire

Depuis 2020, il n’y a plus grand chose d’habituel dans nos réflexions économiques.

Historiquement parlant, les marchés boursiers augmentent avec la croissance économique. En effet, qui dit croissance économique dit entreprises en bonne santé. Et donc des bénéfices en croissance.

Or, plusieurs signes avant coureurs laissent croire que les marchés vont baisser bien qu'une reprise économique ait lieu. Pourquoi ?

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Les facteurs qui influenceront les marchés en 2021

N'est-il pas important de débuter par le commencement ? Pour répondre à la question "2021 année de la crise?", commençons par examiner les facteurs qui pourraient avoir une certaine influence sur 2021. Les ficelles qui tireront la bourse vers le haut ou vers le bas.

L’irrationnalité

L'irrationnalité est le premier facteur. Je m'explique.

Cela fait déjà un petit moment que nous voyons les signaux d'alerte d'une bulle spéculative poindre.

Il y a ces signaux d'hystérie qui sont les emblèmes de la bulle de 2021

  • Le Bitcoin
  • Tesla

Deux performances boursières hors du commun et, surtout, irrationnelles.

Il y a aussi l'exubérance autour de nouvelles introductions en bourse (IPO), comme Palantir ou Airbnb.

Le cas Airbnb

Il est impressionnant. Avant sa cotation, la fourchette de prix de cotation n'a cessé d'être revue à la hausse. La société s'est même échangée sur le marché pour une valeur totale de près de 100 milliards de dollars de capitalisation.

100 milliards pour une société qui ne dégage aucun bénéfice sur un secteur massacré par la crise.

Nous parlons ici du secteur du tourisme. Sur le marché parisien, où en temps “normal” et en étant optimiste, une société comme celle-ci s'échangerait pour quelques centaines de millions.

Des spéculations infernales sur des sociétés en faillite

Pensons à Wirecard ou Europcar, par exemple.

Pour rappel, les actions d’une société en faillite sont des coquilles vides. Elles valent 0. Et le temps qu’elles soient radiées de la côte, elles peuvent encore être échangées.

Un autre exemple me vient : ce tweet d’Elon Musk, fondateur de TESLA.

Il ne comprenait que deux mots : utilisez Signal. C'était un petit coup de publicité sympa pour la plateforme de messagerie, supposée plus respectueuse de la vie privée. Sauf que le marché a mal compris. Les investisseurs se sont précipités sur Signal Advance, une minuscule société.

Un tweet à 2 milliard

Son action a été multiplié par plus de 11 fois, passant de 60 cents à 7,19 dollars. Elle a ensuite continué de monter avec un record à 70 dollars.

Son action a été multipliée par 116 fois sur un seul tweet, pour une simple erreur.

La société qui ne valait qu’une vingtaine de millions de dollars en bourse s’est brièvement retrouvée à une capitalisation de presque 3 milliards. Ce n’est même pas la capitalisation boursière d’Air France-KLM.

Le poids de la tech

Les valeurs technologiques ont désormais atteint un tel poids dans l'indice boursier que c’est à se demander ce qu’il va se passer lorsqu’elles imploseront. Si elles implosent.

Elles entraineront avec elle les grands indices boursiers. Mais au prix d’une rotation. Car il est impossible de sortir du marché.

Les investisseurs feront rouler leur position. On l’observe déjà d’une certaine manière en ce moment quand un investisseur vend de la tech pour de la value.

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Et d'autres encore

A ces deux facteurs prédominants sur le marché de 2021, à savoir l'irrationalité et la tech, peuvent s'ajouter encore l'inflation ou encore l'accessibilité et l'effectivité des vaccins Covid-19.

2021 année de la crise ? Nous avons un début de réponse, mais poursuivons notre réflexion.

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Quand les bonnes nouvelles deviennent mauvaises

Ce qui se passe actuellement sur les marchés financiers nous montre que nous avons aujourd’hui un choix à faire.

Un choix entre l’économie réelle OU les marchés financiers.

Enfin un choix … ce n'est ni vous ni moi qui allons le faire, vous imaginez bien.

2021 année de la crise ? En tout cas, année du paradoxe.

Tout l’inverse de ce qu’on aurait pu imaginer

Le raisonnement est simple : une mauvaise nouvelle met sous pression les autorités financières. Et donc augmente les chances d’avoir une réaction de leur part. Cette "mauvais nouvelle" étant dans notre cas la crise sanitaire liée à la pandémie Covid-19.

Cette réaction, c’est sauver l’économie :

  • en créant de la monnaie, pour les banques centrales
  • en mettant en place des plans de relance monstrueux, c’est le pouvoir souverain des Etats.

Depuis l'année dernière, 2020, les marchés financiers sont devenus administrés. C’est un phénomène qu’on observe en réalité depuis 2008. Mais avec le COVID, cette situation s’est complètement accélérée.

Aujourd’hui, nous arrivons à ce point où les marchés augmentent quand il y a des mauvaises nouvelles économiques et baissent quand il y a des bonnes nouvelles.

Il y a donc un choix à faire :

  • Choisir que l’économie aille mieux. Ce qui est actuellement en train de se passer. Mais, par conséquent, accepter que les marchés traversent des turbulences.
  • Choisir les marchés financiers. Tout faire pour que les marchés financiers soient dopés pour continuer à monter de manière rapide.

Pour ce dernier point, pas de miracle : il faudrait que la crise sanitaire continue et je pense qu’aucun d’entre nous ne le souhaite.

 

Aujourd'hui un rebond économique de taille paraît inévitable

Par l’action conjointe de 2 choses :

  • Le plans de relance et la création monétaire des banques centrales
  • Les tonnes d’épargne forcée qui ont été accumulées

C’est plutôt logique. Quand un barrage est installé sur le cours d’eau d'une rivière, l’eau va stagner en amont. C’est précisément ce qu’on a fait sur l’économie, avec l'épargne forcé qui a été créée suite à la pandémie. Et mécaniquement, si on décide d’enlever le barrage c’est littéralement une avalanche d’eau qui sera déversée.

Une libération

Et cette libération pourrait ne pas être bonne pour les marchés financiers. La surchauffe pourrait causer une croissance trop forte. C'est un épouvantail pour la capitalisme. Car la surchauffe, c'est de l'inflation. Et c'est donc des taux d'intérêts plus élevés.

La banque centrale doit alors augmenter ses taux pour calmer l’économie.

Aujourd’hui, c’est exactement cette situation qui semble se produire

Demain, si je vous dis que vos investissements en bourse rapportent moins que votre Livret A, que feriez-vous ? C’est un peu schématique, mais c’est ce qui risque de se passer si les taux d’intérêts montent.

Que les investisseurs en bourse se détournent des marchés financiers parce que le rebond économique pourrait offrir des opportunités de rendement autres que celles des marchés.

C’est ce qui inquiète les investisseurs.

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Alors, 2021 année de la crise ?

Pour la conclusion, j'ai fait appel à mon collègue expert en bourse Clément Bourdy. Il est à la tête de sa propre publication, L'Investisseur de crise. Et pour autant, spécialisé dans ce domaine de la crise.

Voici l'opinion qu'il souhaite partager avec nous

Les performances du marché américain sont bien trop grandes pour refléter la santé actuelle de l'économie.

Chaque pourcentage de hausse supplémentaire depuis que nous entendons parler de bulle ne fait que confirmer cette bulle potentielle. Une grande prudence est de mise.

Les choses paraissent évidentes. Peut-être trop.

Les dernières bulles par le passé ont explosé pour des raisons identiques. A savoir, une augmentation des taux d’intérêts. L’économie n’allait pas forcément mal et seuls les marchés avaient dérapé.

C’est possible que cela se reproduise aujourd’hui, exactement de la même façon. Mais je ne suis pas certain que les choses se déroulent aussi logiquement.

Le propre d’une bulle, c’est l’irrationalité

Et comme souvent, il y a une inconnue dans la prévision : le timing.

Par exemple, il est trop évident que les marchés commencent à baisser pile au moment où le taux long sur la dette française repasse en positif.

Je le dis et le redis : personne ne peut anticiper le timing d’une bulle. Je ne serais même plus étonné de voir les marchés monter encore un peu.

Mais maintenant, il est clair que nous rentrons dans la zone rouge, dans une zone de surchauffe.

2021 année de la crise ? Dans tout les cas, une période qui appelle plus que jamais à la prudence.

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